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Olives de table : Les industriels face aux difficultés

El Watan

De nombreux transformateurs d’olives de table exerçant dans les localités de la wilaya de Mascara sont confrontés, depuis 2017, au sérieux problème d’écoulement de leur production. Cette situation se répercute négativement sur des milliers d’agriculteurs. Faute d’acheteurs et notamment de transformateurs, les agriculteurs ont été contraints à céder leur production d’olives de table aux huileries et autres conserveries à des prix dérisoires. Certains ont même abandonné leur récolte, d’autres ont réussi à vendre une partie de leur production directement aux citoyens qui préfèrent conserver, eux-mêmes, leurs olives de table selon des méthodes traditionnelles. «Certaines conserveries d’olives de table, notamment celles qui activent dans la clandestinité à Sig et autres localités limitrophes, utilisent des produits chimiques douteux et dangereux qui peuvent nuire à la santé, pour faire mûrir plus vite les olives. C’est pourquoi de nombreux citoyens évitent de consommer les olives de table préparées dans ces unités de transformation qui ne répondent ni aux normes ni à la qualité requise», nous révèle un jeune de la ville de Sig. De leur côté, les propriétaires des centaines d’unités de transformation d’olives de table que compte la wilaya, qui produisent entre 300 000 et 500 000 quintaux par an, se plaignent de la mévente qui a sévèrement frappé leurs produits. «Une grande partie de la production de la saison précédente est stockée, c’est la raison pour laquelle les industriels ont été contraints à réduire le volume d’achat d’olives auprès les fellahs», explique le gérant d’une conserverie à Sig. Les agriculteurs tout comme les unités de conservation d’olives de table endossent la responsabilité de la stagnation de la vente des olives produites localement de la variété sigoise aux importateurs «qui ont inondé, pendant des années, le marché local par les olives importées du Maroc, de  Tunisie, d’Egypte et d’Espagne». Première place Un cadre de la direction des services agricoles de Mascara nous a déclaré, dans ce contexte, que le changement du mode de consommation des citoyens est parmi les principales causes qui ont engendré le recul des ventes d’olives de table. «Pour faire face à cette situation de stagnation et de mévente, les industriels doivent diversifier et améliorer la qualité de leur production pour que le citoyen consomme leurs produits», a tenu à souligner notre source. Notons que la superficie plantée en oliviers dans la wilaya est de 5400 hectares. Elle se trouve dans le périmètre irrigué de la plaine de Sig qui comprend les communes de Oggaz, Sig et Ras Aïn Amirouche et qui s’étend sur une superficie de 8800 hectares. En outre, en dépit des réserves émises par certains consommateurs, la qualité des olives de la région de Sig reste, pour un grand nombre de spécialistes, de très bonne facture ! «Sur le plan quantitatif, les olives de table de Sig occupent, depuis près de trois ans, la première place nationale. Pour ce qui est de la qualité, l’Union européenne a entrepris les démarches pour la labellisation des olives de la variété sigoise», nous a déclaré un cadre de la direction des services agricoles (DSA). Et d’ajouter : «La qualité des olives de table notamment la sigoise cultivées dans certaines régions de la wilaya n’a jamais été mise en cause. La sigoise, la prestigieuse olive de table, demeure la plus prisée et continue d’être la préférée des consommateurs.» Malheureusement, ajoute la même source, «certains facteurs influent négativement sur la quantité et la qualité des olives de table cultivées à savoir les maladies, les ravageurs  et le non-respect de l’itinéraire technique de culture des oliviers par les fellahs.» Produit-pilote Dans ce sens, d’importants efforts, nous dit-on, ont été déployés par les services de la DSA pour lutter contre ces facteurs qui affectent le rendement en générant de lourdes pertes que ce soit en qualité ou en quantité. Même les pouvoirs publics tentent de labelliser l’olive de table de Sig. «Une variété menacée de disparition», selon de nombreuses sources. Afin de redonner à cette variété la place qu’elle mérite et la préserver de toutes sortes de menaces, la sigoise a été sélectionnée comme produit-pilote pour bénéficier d’un projet de jumelage financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre pour une période de deux ans en partenariat avec la France et l’Italie. Des rencontres ont eu lieu depuis 2014, entre des experts européens de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), du ministère italien de l’Agriculture et des agriculteurs et autres industriels de la région de Sig. «L’objectif de la mise en œuvre du projet de jumelage vise à protéger la dénomination de la variété d’olives de table de Sig contre toute forme de contrefaçon ou d’usurpation», a-t-on appris. Quatre ans ont passés, le projet est toujours en cours ! Le 17 avril dernier, le wali de Mascara, Lebka Mohamed, a appelé les propriétaires de quelque 200 unités de transformation d’olives de tables implantés dans la ville de Sig «de transférer leurs unités vers la zone d’activité de la localité Bouhenni afin de mettre un terme aux problèmes d’obstruction des réseaux d’assainissement dans la ville de Sig». Chose qui se réalise lentement ! Souvent débordés, notons-le, les réseaux d’assainissement de la ville de Sig reçoivent quotidiennement des quantités importantes de déchets provenant de l’industrie de transformation des olives.

June 1st 2018, 6:28 am
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